Eloise Au Chant Fatal – Loan Nguyen & ?

J’ai toujours aimé collectionner les petites figures ou les petites statues de personnages depuis que je suis petit. Je trouve qu’ils ressemblent à des portraits en trois dimensions même s’ils sont inanimés et figés, ce qui leur donne une expression assez triste. Même si à Londres on n’en trouve pas beaucoup, je continue à en chercher pour compléter au fur et à mesure ma petite collection.

 

Tout commença ce soir-là:
– “Je suis revenu!” – s’écria papa en entrant de la porte grande ouverte.
– “ Papa! Tu nous as manqué!” dit Ellie.
– “Je vous ai apporté des cadeaux!”
– “Des cadeaux! Papa tu es le meilleur!”

Il mit dans la main d’Ellie une poupée aux cheveux blonds et aux yeux noirs et profonds. Puis, il me passa la statue d’une femme, dont ses yeux me captivèrent par sa beauté et son attrait indescriptible, un partum pénétra dans mon esprit hypnotisé par son charme. Celle-ci était à moitié dévêtue, couverte par son étoffe lézardée de couleur de fleur de soufre, fanée par le temps. Un nom ‘Éloïse’ était inscrit à ses pieds. Elle portrait un sourire si séduisant que je ne pouvais pas résister. Quoi dire de plus? Même son nom était joli! C’était un chef-d’œuvre; elle était tout simplement magnifique. Je l’admirai pendant un long moment.

 

Je déposai Éloïse sur l’étagère de ma chambre, où se trouvait ma collection. Elle l’a perfectionnait. Parfois, quand je la regardai, un sentiment étrange surgissait. Ou plutôt un sentiment de malaise, un sentiment de crainte indescriptible. Souvent, j’avais l’impression que ses yeux se baladaient derrière mon dos, comme si elle suivait chacun de mes gestes. Mais quand je me retournai, elle était toujours à sa forme initiale, avec son sourire charmant, l’expression toujours aussi joyeuse.

 

Cela fit un bon moment que la statue arrivait chez nous. Et depuis, ce sentiment étrange ne cessa pas me troubler.
Un jour, comme tous les autres, j’étais en train de me doucher dans ma salle de bain. Je ne m’étais pas lavé depuis trois jours donc je devais bien frotter ce jour là. Je venais de prendre un peu de shampooing dans ma paume. Quand je  me retournai pour le déposer, la statue était là, devant moi. Mon cœur s’arrêta de battre pendant quelques secondes. Comment était-elle arrivée ici? Cela était possible que je l’aie oublié dans la salle de bain. Mais pour quelle raison aurai-je amené Éloïse dans un tel lieu ?
Un jeudi matin; le ciel était ténébreux, le vent soufflait si intense que les feuilles mortes palpitaient dans toutes les directions et il n’y avait aucune trace d’être vivant dans la rue.

La pluie tombait sans arrêt. A travers la fenêtre, je regardai mon père qui faisait de petits pas sur le trottoir. Il tenait à la main, une grande boîte en carton. Après quelques minutes, mon père arriva devant la porte de notre maison. Je lui ouvris la porte avec un sourire qui s’élevait jusqu’à mes oreilles car je savais que quelque chose n’allait pas et il me répondit avec un sourire attristé et déçu.

–          “Papa, pourquoi rentres-tu si tôt?”
-” Mon chéri… Mon chef m’a renvoyé.”

Je restai interdit. Mon père était un homme qui travaillait assidûment et il faisait toujours attention à son travail, il n’y avait pas de raison pour qu’il soit évincé inopinément comme cela. Il posa sur la table, une boite en carton sur laquelle s’inscrivait “ Edmond Armani de Javel, 21 rue St Stephen”  Cela devrait être ses affaires de travail.

 

Je lui passai un verre d’eau glacé pour le rafraîchir un peu en lui disant que cette entreprise là ne le méritait pas et il fallait cherchait un autre métier qui lui correspondait mieux.

Les jours passèrent vite, mon père passait son temps à chercher un emploi sur l’internet ou dans les journaux. Un jeudi après-midi, le téléphone sonna. Mon père écouta attentivement, il transpirait beaucoup, et dès qu’il déposa le téléphone, il courut à la vitesse de la lumière pour rejoindre l’hôpital de la ville.

Ma mère avait eu un accident, un camion l’avait heurté lorsqu’elle traversait la rue: elle avait un traumatisme crânien. Elle se rétablissait peu à peu, mais il fallait être patient  jusqu’à sa sortie de l’hôpital. Cependant, la catastrophe ne s’arrêta pas là, mon père reçut un appel de l’école de ma petite sœur. Il se précipita pour prendre un taxi. Il paraît qu’Ellie avait une fièvre pétéchiale. Et encore une fois, mon père dut entrer par la porte de l’hôpital, avec Ellie dans ses bras.
Je passai des heures sans dormir, je me triturai les méninges sans pouvoir trouver une réponse à tous ces malheurs incompréhensibles qui arrivaient à notre famille. Je décidai donc de me balader un peu pour me distraire de ce problème mais les chiens du voisin ne semblait pas me supporter: il n’arrêtait pas d’aboyer. Je rentrai dans ma chambre enfin, où je me sentais le mieux pour résoudre cette énigme. Je cherchai un livre sur l’étagère quand j’aperçus la statue qui me fixait d’un regard insolite. Intuitivement, une idée surgit de ma tête: l’arrivée de la statue correspondait au début de la série de malheurs qui bouleversaient ma famille.

Impossible. La statue serait-elle la responsable, la source de tous ses accidents, ces catastrophes qui arrivaient dans ma famille? Je m’approchai ensuite d’elle. Et doucement, elle commença à chanter. Sa voix était la voix plus délicieuse que je n’avais jamais entendue; aussi délicieuse que les crêpes au miel de maman au petit déjeuner. J’étais hypnotisé, non seulement par son chant, mais aussi par sa beauté divine et mortelle.

 

La maison retentit de sa voix, mais personne à par moi ne semblait l’entendre. Papa lisait tranquillement son journal sur le fauteuil, maman préparait un goûter pour Ellie pendant que cette dernière dormait paisiblement, en suçant son pouce. Après être sorti de ma chambre, mon esprit se réveilla. On aurait pu dire que ma chambre était hantée de son chant maléfique. Je décidai alors d’y mettre fin; j’irais détruire ce chant; j’irais la détruire. Je pris alors quelques morceaux de coton pour boucher mes oreilles, je pris mon élan, et je fonçai à la porte de ma chambre, j’arrachai la statue de mon étagère, je la lançai par terre, et elle se brisa en milliers de morceaux. Je rangeai les fragments de pierres dans une boîte en carton. Puis; avec mon vélo j’allai le plus loin et le plus vite possible. Arrivé au milieu du pont, je rassemblai toutes mes forces et je lançai la boîte dans le fleuve. Je repris mon souffle et un sentiment de soulagement m’envahit. Je retournai à la maison, et je me jetai sur mon lit, pour sombrer dans le sommeil. Et voila, c’était la fin pour Éloïse: enfin, je le pensais.

 

J’ai beaucoup trop mangé, je vais exploser. N’ai-je pas battu mon propre record? Je viens de finir de manger deux pizzas de taille moyenne; une aux fruits de mer, et l’autre à la bolognaise sans oublier des saucisses et une bouteille de coca. J’ai l’impression de vivre dans le corps d’un monstre qui est enfaite le mien.  Mon père m’appelle pour l’aider à changer la vitrine cassée. Je fais au moins un effort de me lever et je soulève ensuite la vitre. Mes mains glissent et la glace se brise sur mes pieds. Le sang ne cesse de jaillir et sans savoir, mes pieds sont déjà trempés dans une marre rougeâtre. J’ai l’impression que mes orteils vont se décrocher et tomber. Comment puis-je être si maladroit ? La glace ne casse-elle pas à cause d’Eloïse ? Mais non ce n’est pas possible ; Eloïse est morte. Les malheurs doivent arrêter là et non continuer. Ou peut être toutes ces histoires, toute cette série de catastrophe n’était que du hasard. Ô Eloïse ! Pardonne-moi. Je ne voulais pas te quitter, j’ai tort Eloïse. Reviens-moi.

L’Accident – Anna Schneyer & Jonathan Renard

–  » Alors, Monsieur Lutis, racontez-moi votre histoire, mais avant, parlez moi un peu de vous. »

–  » Je vais tout vous expliquez monsieur le psychologue : je me nomme Vincent Lutis, je ne vais pas tarder à atteindre mes 27 ans. Sachez que pour moi, ma véritable famille ne comportait qu’uniquement ma femme. Oui, Feu ma femme. Oh mon dieu … Qu’elle était belle, avec ses doux yeux verts, ses longs cheveux châtains glissant sur ses fines épaules… Et son sourire ! Grand Dieu ! Que puis-je dire sur son sourire ? C’était la chose qui, lorsque tout allait mal, me rendait heureux. Vous devez également savoir que ma nature ne ressemblait pas à celle de mon épouse, sa bonté et son courage se reflétaient partout en elle. Oui, mon cœur n’est remplit que de peur et d’égoïsme.

Voilà, maintenant vous allez savoir le plus grand et terrible moment de ma vie :

Ce jour là, le soleil perçait les rideaux de lins de ma cuisine, quel simple bonheur de se retrouver assis ici, en compagnie de ma tendre femme et d’un bon pain au chocolat. Cependant, chaque bon moment a une fin: le travail m’attendait. Je me levai donc, doucement, afin de prolonger le plus possible ce doux moment. J’embrassai ma femme, sur le front, mais, une chose m’inquiéta ; elle, qui normalement resplendissait de paix et de sérénité, avait les traits crispés dans une espèce de tracas intérieur. Je lui demandai ce qu’il se passait. Elle me répondit ceci  » Je ne sais pas, je ne comprends pas  C’est comme si… C’est comme si quelque chose d’anormal allait arriver… « . Je la rassurai donc, lui disant des mots doux. Une fois qu’elle fut calmée, j’enfourchai ma moto pour commencer à travailler. Chose étrange, ma moto ne démarrait plus. Je venais cependant de l’amener chez mon garagiste! Je pris alors la moto de ma femme, qui marchait à merveille. Je conduisis vers la Rue Bologne, où se situait mon bureau.

Ma journée passa tranquillement, cependant, j’ignorai la raison pour laquelle j’appréhendai le moment de mon retour à la maison. Oui, les idées de ma femme commencèrent à me monter à la tête. Je devais tout de même y aller. J’allumai donc le contact de ma moto, et démarrai en trombe. Je roulai vite. Ma foi je l’avoue. Mais, j’aime la vitesse. Que voulez vous ? C’est comme ca. Je sentais mes cheveux voler dans le vent, quel bonheur ! Je frôlai les trottoirs, grillai quelque feu rouge. Je m’amusai, savourant ainsi la liberté qui m’était attribuée, lorsque soudain, traversa devant moi une femme. Je n’eus pas le temps de freiner, et je lui rentrai dedans tel un obus. Je me rappelle encore de ce terrible moment, cette femme, glissant dans l’air en hurlant, la peur au ventre et la douleur au corps, puis s’écrasant lourdement sur les tristes trottoirs gris de cette rue. Puis se fut à mon tour de sentir la douleur et la peur. Oui, la moto écrasait tout mon corps. J’étais, moi aussi, allongé sur le sol, avec cette maudite machine sur moi. J’agonisai. Je repassai sans pouvoir  me contrôler chaque mouvement de cet horrible instant. Cette femme, innocente, qui ressemblait tant à ma femme, les yeux verts et les cheveux marron, comment allait elle ? L’avais-je tué ? Le noir commençait à prendre place dans ma tête. J’entendis au loin les sirènes d’une ambulance. Je croyais qu’il était trop tard, que je n’avais plus aucune chance… Puis plus rien, plus aucun son, aucune lumière. Le noir partout. Que se passait-il ? Où était l’ambulance que j’avais entendue ? Oh bon sang ! Je m’agitai, je sentais mon cœur accélérer, il résonnait en moi ! Je perdis espoir, je perdis force, la fatigue et la douleur finir par m’envahir.

 

Mais, alors que je sentais parvenir à ma fin, une voix grave et calme se fit entendre. Je ne réussissais pas à identifier son origine. Qui parlait ? Soudain, je vis s’avancer devant moi une petite lumière vacillante. Une bougie sans aucun doute. Des bruits de pas se firent alors entendre: quelqu’un venait; son visage était revêtu d’une cagoule noire, le masquant entièrement, son corps était également couvert d’une longue cape, aussi sombre que la nuit. L‘apparition de cet étrange homme fut la goute qui fit déborder le vase; mes nerfs ne tenait plus, mon cerveau non plus : je perdis connaissance.

Lorsque je me réveillai, je ne ressentais plus aucun mal, mes blessures avaient été pansées, et mes habits avaient été changés. Cependant, la maison dans laquelle je me trouvais était froide et vide, sans aucune chaleur humaine. Je vis alors, assis dans un fauteuil, le mystérieux personnage qui s’était admirablement occupé de moi. Il était installé de dos. Je l’examinai donc, malgré la cagoule qu’il portait encore. Il était grand et très maigre, certainement âgé; son maintien était courbé.

– «Bonjour Vincent» me dit-il sans se retourner. «Tu dois te demander bien des choses. Mais avant, comment te sens-tu ?»

– «Je vais mieux, merci. Qui êtes-vous ? Et où suis-je ? » Demandai-je précipitamment.

– «Calme-toi.» Me répondit-il. «Tu vas bientôt tout savoir. Mais, je préfère garder mon identité secrète pour le moment. Ici, tu es partout et nulle part. Tu es dans mon domaine comme dans le tien. Dans une partie du monde qui n’est que rarement visité par les hommes, les hommes dont l’unique volonté est de vivre. Oui, tu auras peut-être la chance de vivre, cet instant est décisif pour toi, et il l’est également pour un autre être quelque part dans ton monde. Je sais que ton plus profond désir est de vivre, d’échapper à la mort qui t’attend en ce moment même, pour cela, tu dois m’obéir, jusqu’au moment où tu pourras enfin retourner vers les tiens.»

– «Je ne comprend pas.. » Dis-je. Ce personnage ne me faisait ressentir que de la peur et du malaise. Bon sang, mais qui était-il ? Je sentis mes poils se dresser lorsqu’il reprit la parole.

– «Tout ce que tu dois faire est m’obéir. » Me dit-il, sa voix manquait de patience, elle était pleine d’une excitation indescriptible, qui m’intimidait plus qu’autre chose.

Je tremblai à présent, mes mots s’échappèrent alors de ma bouche, les larmes brillaient dans mes yeux. Me contrôlait-il ? Ou bien, la peur et l’envie de vivre y étaient pour quelque chose ? Je répondis donc:

– « Dites-moi. Que dois-je faire? »

– «Si tu veux vivre, tu devras prendre l’âme de quelqu’un de ton monde. Pour cela, tu devras tuer le porteur de cette âme. Cette personne devra être ton exact contraire. C’est-à-dire une femme. Tu es blond, elle devra donc être brune. Tu as les yeux bleus, elle devra donc avoir les siens verts. Elle devra être courageuse et généreuse, car tu es peureux. Peureux et égoïste. »

Mon cœur fit des bonds dans ma poitrine. Je dus blanchir comme un mort : le portrait que cet homme venait de faire était celui de mon épouse. Non c’était impossible. Il me fallait un nom avant d’être sûr. Il devait y avoir des millions de femme telle qu’il l’avait décrite, cela ne pouvait être.

-«Donnez-moi son nom !» m’écriai-je, hors de moi.

– « Hélène. Hélène Lutis.» me répondit-il avec un sourire cruel imprimé sur son visage osseux.
Je crus mourir debout. On me proposait la mort simple et cruelle, ou la vie dans le regret et la honte d‘avoir assassiné celle que l‘on aime… Imaginez-vous tuer votre épouse pour assurer votre propre survie ? C’est un choix qui, à chaque moment de réflexion, vous arrache les tripes d’une façon si violente que vous préféreriez vous suicider plutôt que d’y réfléchir.

– « Alors Vincent, que choisis-tu ? Tu dois te dépêcher avant qu’il ne soit trop tard. » Sa voix avait prit une intonation sadique, je voulais tuer cet homme, l’étrangler de mes propres mains. Cependant, il avait raison. Je devais faire un choix.

Encore une fois, les mots s’échappèrent de moi, sans que je puisse les contrôler. J’étais possédé.
– « La vie. Je préfère la vie… » Mon cœur se fendit. Il était trop tard. L’homme eut un regard de psychopathe puis claqua des doigts. Ma belle et tendre épouse apparut devant moi, entourée d‘un nuage de couleur pourpre. Elle dormait. Je m’approchai d’elle, comme poussé par une force extérieure d’une puissance insoupçonnée. Je sentis maintenant sa respiration chaude et régulière dans mon coup. Mes mains se mirent à bouger, elles s’approchèrent de la gorge d’Hélène, doucement et sûrement, elles se posèrent dessus, tendrement, ensuite, elles la serrèrent. Elles la serrèrent si fort que la marque des mes ongles s’incrustèrent dans le pauvre cou pâle de mon épouse. Elle suffoquait à présent, son visage rosissait. Et j’assistai à sa mort, sans pourvoir faire le moindre geste pour empêcher cet abominable instant. Je n’en pouvais plus, je sentais mes mains se tordre et se contracter pour assassiner la femme que j’aimais…

Je la vis rendre l’âme; ses beaux yeux verts perdirent leur éclat tellement unique et son visage s‘éteignit …
L’horreur monta en moi à une vitesse incroyable, je me sentis mal. Je fus soudain pris de vertige, et je m’évanouis ; là, sur le sol, auprès de ma femme que je venais d’assassiner.

La lumière réchauffait mes paupières, un vent frais caressa mon visage. J‘ouvris mes yeux; tout était blanc les murs, le sol, le plafond : un hôpital.

– « Bonjour monsieur Lutis » me dit un docteur. « Vous sortez d’un coma de deux jours : Vous avez eu un accident de moto… Pas très grave heureusement, cela aurait pu être pire. Vous pouvez partir quand vous voulez, vous ne risquez plus rien. »

Une heure plus tard, je pris un taxi et rentras chez moi. J’étais tellement heureux! Toute cette histoire, je l’avais inventée de toutes parts ! Ma femme m’attendait certainement à la maison ! J’avais hâte de la revoir, de sentir ses beaux cheveux, de revoir ses doux yeux verts, la retrouver vivante, j’étais fou de joie. Une fois arrivé, je criai fort pour l‘appeler, je regardai partout dans la maison mais aucun signe d‘elle. Je pris alors mon téléphone pour l’appeler, lorsque je vis que j’avais un message :

« – Allô monsieur Lutis, je suis la secrétaire de l’Hôpital Saint Hervé Leblond. Nous avons une nouvelle affreuse à vous annoncer… : votre femme, Hélène, est décédée avant-hier; un motard l’a percuté  alors qu‘il roulait à très grande vitesse. Lorsque les pompiers l‘ont retrouvé, le conducteur était déjà parti. Nous sommes terriblement navrés pour cette horrible tragédie. Je vous prie d’accepter toutes nos condoléances. Cependant, nous vous prions de passer à l’hôpital afin que nous parlions de tout ceci plus longuement. Au revoir. » disait le message.
Depuis ce jour là je perds l’appétit, et la raison. Suis-je fou ? C’est la réponse que j’attends de vous. Ai-je tué ma femme ? Suis-je le motard qui l‘a écrasé? Ou bien l’assassin pur et simple qui l’a étouffé ? Je vous en prie, faites moi retrouver le sommeil, la faim, la joie de vivre, je n’en peux plus. J’ai besoin d’aide plus que jamais… »

Le Livre Ensorcelé – Anh Tu Nguyen & Carlos Vullemin

Je sortis du bureau, il était tard et il neigeait comme il avait neigé toute la semaine. Je passais mon écharpe au dessus de mon épaule et commençai à marcher pour me rendre chez moi. C’est là, je ne sais pas pour quelle raison, que je me souvins de mon ancien ami Jordan qui était décédé il y avait maintenant  17 ans.
C’était un jour de mai 2011, Jordan sortait du collège, sa classe de 4ème l’ennuyait un peu, il n’arrivait pas à se faire de copains, les autres élèves aimaient jouer au foot, aux jeux vidéos mais lui préférait les livres. De plus, la majorité des autres camarades de sa classe se montraient désagréables envers lui et même méchants lorsqu’il refusait une partie de foot sous prétexte qu’il devait aller à la bibliothèque. Le jeune homme adorait aller à la bibliothèque. D’ailleurs c’est là bas, à la bibliothèque de M. Colin que commence l’aventure qui l’emmènera jusqu’à sa mort…
Un jour, Jordan se dirigea vers la petite ruelle qui menait de l’école à la bibliothèque. La bibliothèque était très vieille, ses parois en bois à moitié mangées par les termites le prouvaient. Elle ne faisait pas la taille comparée à la nouvelle bibliothèque installée par la mairie au centre ville mais néanmoins, Jordan la préférait. Il était toujours venu ici et s’entendait bien avec M. Colin, le propriétaire de  la bibliothèque. Il entra dans la bibliothèque, la petite cloche attachée derrière la porte retentie et M. Colin vint accueillir son client préféré en lui annonçant l’arrivée d’un nouveau livre plutôt étrange à la bibliothèque. Jordan insista pour que M. Colin le lui laisse pour la soirée, il accepta.
En rentrant chez lui, il regarda le livre de plus près, c’était un petit livre de couverture toute noire qui ne possédait pas de titre.  Cela parut très étrange à Jordan mais il ne l’ouvrit pas jusqu’à après le dîner.

 

 

Comme si le livre était complètement noir à la l’extérieur et les pages blanches comme neige, Joran décida d’aller se renseigner au près de M.Colin. C’est exactement ce qu’il fit en sortant de l’école le lendemain.

 

La clochette de la porte d’entrée de la bibliothèque retentit et M.Colin sortit de son studio pour accueillir Jordan. Suite aux explications fournies par son petit client, il s’inquiéta et tenta de convaincre Jordan de ne pas toucher au livre en lui expliquant qu’il pouvait être dangereux. Mais ce fut en vain car Jordan n’y fit pas attention et ne pensa plus à autre chose qu’à écrire sur les pages toutes blanches de ce livre si mystérieux.

 

En arrivant chez lui Jordan ne prit même pas la peine de descendre manger, il monta directement dans sa chambre où il s’enferma à double tour. Il sortit le livre de sa cachette sous le lit, prit son stylo plume et pendant une fraction de secondes réfléchit à ce qu’il allait écrire dedans. Puis d’un mouvement qu’on aurai cru contre sa volonté, il posa la plume sur la première page et écrit : «Bonjour»

 

Un instant après, la réponse apparut sur la page : « Bonjour », c’était d’une écriture ancienne et admirable. Le jeune homme se présenta et le livre lui dit qu’il s’appelait Félix. Jordan se confia dans le livre comme si c’était son journal d’intime, et le livre lui répondit par écrit ; il le comprit et il était d’accord avec lui comme un vrai ami qu’il n`avait jamais eu. Une force inconnue le poussait à écrire malgré son trac.

 

Un jour, Jordan écrivit dans le livre blanc, mais  au lieu d’une réponse comme d’habitude, il tomba inconsciemment dans un sommeil forcé. Sa tête tourna, tourna dans un spectre multicolore.

 

 

 

 

 

Le jeune homme se retrouva au milieu du groupe d’élèves qui ne jouaient jamais avec lui avant, mais maintenant il était le centre d’attention et les regards n’étaient plus méprisants ni désagréables ; il n’était plus isolé, et tout le monde plaisanter avec lui.  Jordan ne savait plus si c’était un rêve ; si c’était un  rêve, il ne voulait pas se réveiller. A la recréation, en jouant au football avec ses amis, une main invisible géante l’attrapa et il se sentit soulever comme un quelconque objet. Il comprit qu’il revenait à la réalité. « NON, NON, je ne veux pas revenir là-bas c’est horrible, NON, NON » cria-t-il avec désespoir.

Surprenant, Jordan se retrouva assis sur son lit. Le jeune homme examina le livre toute la nuit mais ne trouva rien. Aucun mot ne s’écrivit. Il se calma et pacifia ses esprits, peut être qu’il était fou ou tout était juste un rêve, même en ce moment-même. Alors pour sortir du rêve, il s’endormit. Mais il était déjà sept heures du matin, Jordan dut aller à l’école.

Quelques semaines plus tard, un soir, Jordan lut le livre encore une fois et cette fois, le même rêve se répéta.  Au fur et à mesure, Jordan oublia de manger, de dormir, pour avoir plus le temps à revoir son rêve. Le jeune homme commença à détester sa vie réelle car le livre le rendait heureux, un bonheur infini. Il s’attachait au livre et il le gardait toujours avec lui. Même si sa mère le questionna sur son comportement anormal, Jordan mentit en prétextant un surplus de travail, expliquant qu’il devait aller à la bibliothèque. Jordan essaya de partir le plus rapidement possible pour cacher son secret.

 

Jordan décida donc de brûler le libre qui lui avait causé tant de peines… Il prépara un feu de cheminée devant lequel il resta immobile plusieurs minutes en doutant : Allait-il jeter le livre dans les flammes pour se séparer à jamais de ce monde qu’il lui avait ouvert… Où allait-il le garder jusqu’à que l’esprit qui possédait le livre le contrôle entièrement… Il ne savait pas… Mais finalement avec beaucoup de peine et d’un mouvement qui semblait être contre son gré, il lâcha le livre dans les flammes. Une voix humaine retentit : « Tu vas payer » Terrorise, il resta un petit moment les yeux fermés puis les ouvrit s’attendant à trouver devant lui des cendres. Mais contrairement à ses attentes, il trouva devant lui intact. Les flammes étaient belles et biens la à tournicoter autour du livre mais ça ne le brûlait pas….

 

Etonné, Jordan plongea sa main dans les flammes pensant qu’elle ne brûlait pas, mais elles brûlaient… et sa main se fut anéantie au bout de quelques secondes… Dès que sa main fut complètement disparue il remarqua qu’une partie du livre était brûlée aussi. Il comprit alors le sort qui l’attendait si jamais si il voulait épargner au monde la présence de cet esprit maléfique. Quelques minutes plus tard le livre avait disparu et Jordan… aussi.

 

Le livre s’était- il mis à brûler juste au moment de l’accident du bras de Jordan par une simple coïncidence où l’esprit avait-il bel et bien existé et avait habité dans Jordan les derniers instants de sa vie ?

Le Miroir – Kim Anne Merlet & Hoang Boi Khanh Nhi

Une histoire à couper le souffle m’arriva un jour d’hiver et quand j’y repense, un frisson m’envahit. Voici ce qu’il m’arriva:

Il y a environ trois ans, moi, Zak, jeune garçon de dix-sept ans restait immobile devant la maison de vacances que nous avions louée avec mes amis pour l’été. Un vent chaud et humide soufflait dans mes cheveux bruns bouclés. Cette maison était très grande et large avec un gigantesque jardin. Le propriétaire nous avais dit quelle avait été construite dans le même style que le château de Versailles. En voyant cette maison un léger frisson me parcourut mais, vu sa taille, je n’y prêtai guère attention. Nous avions décidé de passer nos vacances ensemble pour avoir un merveilleux souvenir de nos jeunes années d’étudiants et de notre magnifique amitié.

Nous la visitâmes cette maison de fond en comble et montâmes les escaliers qui se trouvaient dans le hall. Ils étaient recouverts d’une moquette rouge et poussiéreuse. Chaque marche que nous montâmes grinçait sous notre poids. En arrivant au dernier des trois étages, nous nous trouvâmes devant trois portes complètement identiques.

Mes quatre amis prirent les deux portes de l’extérieur et je me retrouvai seul devant celle du milieu. J’ouvris doucement celle-ci et entrai dans une pièce glaciale et plongée dans l’obscurité, je cherchai un interrupteur mais en vain…

Soudain, une lumière violente m’aveugla pendant quelques secondes. J’ouvris doucement mes yeux pour voir ce qui m’entourait et je sursautai violemment: autour de moi se dressaient par dizaines des miroirs formant une sorte de labyrinthe. Je voyais là, la ressemblance avec le palais de Versailles.

Je fouillai dans chaque recoin de la pièce pour voir si personne ne me jouait de tour. Je sortis mon téléphone pour appeler mes amis mais, par malchance, il n’y avait plus de batteries. Je n’entendis aucun bruit et ne trouvai personne dans cette pièce. Je recommençai à m’inquiéter mais je continuai à avancer.

Tout à coup, quelque chose attira mon attention, je remarquai qu’un des miroirs était différent des autres. Celui-ci réfléchissait certes mon image mais il ne reproduisait aucun de mes faits et gestes, il ne faisait que le contraire.

Je restai bouche bée devant ce spectacle phénoménal et incroyable qui était vraiment effrayant. Puis, tout d’un coup, ce reflet qui n’était pas le mien sourit et se détacha du miroir.

Je fus terrifié.

 

Ce reflet terrifiant sourit en découvrant toutes ses dents aiguisées et pointues. Je ne savais ce qu’il avait derrière la tête mais cela ne présageait rien de bon…

D’un coup violent il attrapa ma gorge. Je ne pus respirer, je vis ma fin proche et mon sang se glaça.  Il me souleva d’une force phénoménale et me jeta comme une vulgaire poupée de chiffon contre un miroir qui se brisa. J’avais peur, tellement peur et, en regardant mon bras, je vis une énorme coupure que le miroir m’avait fait.

Je voulus m’enfuir de cette prison maléfique mais avec tous ces miroirs cela se révélait impossible. Je courus dans tous les sens pour échapper à mon double mais il me retrouva, me rattrapa je ne savais guère comment.

Dans ma course, je vis soudain une porte qui n’était pas là auparavant. Elle était comme « magique » je ne saurais comment l’expliquer mais elle m’attira étrangement vers elle comme l’envoûtement d’une superbe jeune fille.

J’allai dans sa direction mais, plus je m’en approchai, plus elle s’éloigna. Mon reflet ne mit pas beaucoup de temps à me rejoindre. Je ne savais pas ce qu’il me voulait, mais il me jeta aussitôt contre la porte qui se brisa en mille morceaux et que je pus finalement atteindre.

Je savais que c’était sûrement un piège mais je ne voulais plus rester ici. Je m’aventurai donc dedans et d’un coup sec, la porte se referma sur moi. J’essayai quand même de l’ouvrir mais en vain… Il faisait tellement noir et froid dans cette chambre qu’un chat n’y verra rien non plus. Je marchai à tâtons contre les murs et me cognai soudain contre quelque chose de dur et gelé. Je palpai cette étrange chose : du tissu la recouvrait, elle possédait des bras, des jambes, l’anatomie complète d’un humain! Un frisson d’horreur m’envahit. Cette chose était un squelette!

Quelqu’un avait déjà sûrement subit la même aventure que moi et était mort dans cette sinistre chambre. Je continuai à tâtonner à la découverte d’autres choses et sentis une poignée. Je la baissai et entrai dans une pièce qui me sembla tout à fait normale: c’était une cuisine. Mais quelque chose me froissait quand même, que faisais-je ici ?

Cette pièce était bien trop calme pour qu’il n’y ais rien d’anormal. En balayant la cuisine du regard, mais un objet quelque chose capta mon attention : un miroir gigantesque. Après mon aventure de tout à l’heure j’osai à peine me regarder dedans mais je fus pris d’une telle curiosité que je ne résistai pas à la tentation. Je me contemplai et ne vit rien d’anormal, mon reflet suivait à la perfection mes faits et gestes, je me faisais du souci pour rien. J’allai fouiller un peu cette cuisine quand soudain, derrière moi, j’entendis un grand fracas. Je me retournai paniquer et vis le miroir brisé en plusieurs milliers de morceaux et à coté, je retrouvai encore une fois, mon double.

 

Je restai interdit et coi. Il me regardait d’un air furieux. Il commença à trembler. Je paniquai, j’avais dû pâlir comme la mort. Puis quelque chose d’inattendu se produit, ses yeux disparurent doucement.

Je criai d’horreur. Il leva sa main pour toucher la peau où se trouvèrent ses yeux. Pour la première fois il commença à parler:

– Ne pense pas que je ne sais pas où tu es. Je peux entendre parfaitement. Tous les mouvements que tu fais.

Sa voix était beaucoup plus grave que la mienne. Ce n’était pas moi. C’était un monstre sous ce déguisement. Je restai immobile pendant quelques minutes pour me calmer et essayer de trouver une solution. Cette créature restait immobile. Je savais que si je bougeai, il serait près à sauter sur moi comme un tigre sur une gazelle.

Peut-être que cela n’était qu’irréel, ce n’était qu’un rêve ou une farce de mauvais goût du propriétaire de la maison. Mes amis auraient pus préparer cette blague avant de venir ici. Ce sont les seules explications rationnelles que j’ai pu trouver. Et j’étais sûr de mes hypothèses.

Mais pour sortir d’ici, je devais échapper à mon double. Je me retournai et commençai à courir comme un fou. Comme prévu, mon reflet recommença à me suivre.

Je courus, je courus, je continuais à courir sans savoir où j’allais. Il était derrière moi, lui aussi il courait, il allait bientôt me rattraper. Tout à coup, j’aperçus un trou qui pourrait m’aider à échapper d’ici.

 

Je plongeai la tête la première dedans, je rampai pendant un court moment et me retrouvai dans une petite salle dont les murs et le sol étaient peints en noir. Mon double arriva mais il n’y avait plus aucun moyen de m’échapper. J’allais mourir, tout étais fini. Il n’avait fait que s’amuser avec moi, rien de plus. Il déclara ceci à mon attention :

–         C’est la fin de ton chemin, petit.

Puis, il s’approcha de moi et me donna un coup de poing énorme et tellement violant que je tombai dans les nues. Je me réveillai avec la perte de la notion du temps. J’étais entouré de mes amis qui semblaient se faire du souci à mon sujet. Ils me posèrent des questions sur ce qui c’était passé. Au bout d’un certain moment je leur racontai mon aventure et ils me rient au nez. Ils me portèrent dans ma chambre. Ils partirent lentement puis, une fois dehors, s’en allèrent à petits pas. Je repensais à mon histoire insensée et me rappelai soudain de ma coupure. Je regardai mon bras et…elle y était toujours ! Je sortis en courant de la chambre pour aller dans la salle au miroir et trouver une trace de ce que j’avais vécu. En ouvrant la pièce je me retrouvai devant un vaste grenier. Toutes mes espérances s’effondrèrent d’un coup. Je pensai que j’étais devenu fou et décidai de ne raconter à personne mon aventure.

Le Musée Vivant – Hye Rin An & Mara Drijbooms

–          « Allô? »

–          « Qui est-ce? »

–          « Je suis le directeur de la maternelle « Les petits mousses ». Mme. Julie est absente et elle a pensé à vous comme remplaçant. Pouvez-vous venir tout de suite ? »

M. Dupin se dépêche de se préparer et s’habille précipitamment. Il n’était pas habitué de se lever tôt le matin car il était un écrivain: il n’avait d’heure précise pour son travail. Luke arrive devant la porte de « Les petits mousses » située à cinq minutes de chez lui à pied, dans la rue Leandenhall, au centre de Londres. Il respire profondément. Il ouvre la porte de la classe de sa chère amie Julie et voit les enfants tous assis sur des bancs. Il s’installe.

– Bonjour les enfants je suis Luke Dupin et j’ai trente-neuf ans. Je suis venu pour remplacer votre maîtresse Julie. Comme je n’ai rien préparé pour vous, aujourd’hui, je vais vous raconter mon histoire mystérieuse que je ne sais toujours pas si je l’ai vraiment vécue ou pas. Installez vous bien, prenez chacun un cousin ou une peluche. Je vais commencer. A cette époque, j’étais gardien de nuit au musée d’Histoire Naturelle qui était très célèbre. Avant la fermeture, je faisais un tour du musée pour vérifier que rien ne manquait. Et soudainement je remarquai une lumière qui étincelée. Je me rapprochai et vis un bouton rouge qui brillait, et par curiosité j’appuyai dessus : ceci fut la plus grande erreur que j’avais commis dans ma vie…

 

Toutes les statues commencèrent à bouger, parler, et respirer ; et les personnages qui étaient peints sur les tableaux sortirent. Ces créatures inexplicables s’étiraient dans la mesure où elles n’avaient pas bouger pendant un certain temps.

J’étais stupéfait, n’en croyais pas mes yeux et regardai ces éléments incroyables qui se passer autour de moi. De l’autre côté du musée, je voyais deux pirates qui se baladaient dans les couloirs avec une carte à la main qui avait l’air très ancienne :

–          «  Où sont les bateaux ? Quand est-ce qu’on part ? »

–          «  Etes-vous la personne qui nous a réveillé ? »

–          «  Oui… »

–          «  J’aimerais bien vous récompenser. Voulez-vous venir avec nous à la recherche du trésor ? On partagera la moitié du trésor.  »

–          Oui.. Pourquoi pas. »

J’hésitai beaucoup avant de prendre cette décision mais je trouvai très excitant de vivre cette aventure.

 

Le lendemain matin, je partis à la recherche du trésor avec Mathieu et Philips, les deux capitaines du navire « Shanks ». Mathieu Décartes, le plus courageux de tous les pirates, était un jeune homme bien musclé. On pouvait le remarquer grâce à son énorme cicatrice située sur sa joue gauche. Philips Décartes, le frère jumeau de Mathieu Décartes, était son opposé. Il se présentait petit, mince et faible mais sa seule et immense qualité était son cerveau différent par rapport au autre. On le nommait « l’intellectuel ». Je ne pouvais pas connaître leur âge car même eux ne le savaient pas. La journée passa tranquillement sur le bateau. Dès le soleil couchait, une fête se déroula dans la plus grande salle du navire. Elle avait pour but de fêter le réveil du musée après 637 ans et aussi ma bienvenue. Plus le temps passait, plus les bouteilles de rhum traînaient partout et les marins saouls dormaient en ronflant très fort sur le « Shanks ». Je ne dormais pas, même si j’avais bu beaucoup de rhum donc je décidai de prendre un peu l’air.

 

Je sortis de la salle bruyante, lumineuse et surchauffée car je me sentais étourdi. J’allai vers la terrasse et rencontrai le capitaine Philips. Je lui demandai pourquoi il était sorti de la salle et il me répondit qu’il n’était pas un buveur. Et ensuite, il me raconta ses aventures dangereuses. Et il me dit que l’on devait faire attention car cette mer était pleine de gens malfamés, pleine de danger et qu’on ne savait jamais si une bataille aurait lieu demain ou après demain. Nous retournâmes dans la salle où avait lieu la fête. Je recommençai à boire suite à une longue discussion avec les marins et je m’endormis.

 

Je me réveillai le matin avec un mal de tête liée à la fête de la veille et me demandai ce qui se passait. Et soudainement j’entendis un marin cria : « CAPITAINE CAPITAINE !!! Des bateaux approchent vers nous ! ». Je me précipitai et sortis de la chambre. Je voyais des marins courir partout. Philips et Mathieu ordonnèrent : “ Allez camarades ! Préparez vous au combat ! ». Je me rapprochai de l’un des deux capitaines et demandai ce qui se passait sur le navire. Il expliqua que leurs anciens ennemis les attaquèrent et qu’on pouvait le remarquer grâce au drapeau attaché tout en haut de leurs navires. Les adversaires commencèrent à tirer des canons et des flèches. La bataille se déclencha. Les marins ne savaient pas quoi faire et paniquèrent car l’attaque était une surprise : quelques uns se suicidèrent en sautant dans l’eau, cachèrent sous les tables et les chaises et d’autres s’évanouirent. A la fin, touts les marins se réagirent maladroit sauf les deux capitaines et moi. Après un certain moment, deux pirates de l’autre bateau montèrent sur le « Shanks » et remarquèrent que Philips était le plus faible donc décidèrent de l’attaquer. Pendant ce combat, Philips perd son pied droit. Il rampa à la cachette la plus près de lui pour se protéger. Les adversaires envahirent le bateau. Le « Shanks » coula. Je tombai à l’eau, je n’arrivai plus à respirer, ni à remonter à la surface. Je m’évanouis.

 

Soudain, j’entendis une sonnerie qui me réveilla. Je me levai pour ouvrir la porte et je me rendis compte que je me trouvai dans ma chambre. Stupéfait, je restai immobile comme une statue, sur place, pendant un certain moment. Ce   n’était qu’un cauchemar. J’ouvris la porte et je trouvai un coffre avec une lettre. Je regardai partout mais personne n’était là. J’ouvris la lettre. Elle était de mon grand-père disant que cela correspondait à un coffre de son arrière-arrière grand-père qui était pirate. J’avais toujours un doute entre la réalité et le monde inexplicable.

 

Comme j’étais un gardien, je me dirigeai vers le musée. D’abord, pour vérifier je suis allé voir Mathieu : il n’y avait pas de différence dans le tableau mais Philips avait une jambe de bois au lieu de son pied droit. J’étais choqué. Je souviens toujours vivement qu’il s’était coupé le pied par des ennemies. Je ne comprenais pas tout ce qui se passait autour de moi……

….. Alors les enfants ! Vous avez bien aimés mon histoire ?

La Poupée Ensorcelée – Hye Won Jin & Duy Anh Alexandre

                           

J’ai vingt ans. Je suis orphelin. Ma mère est morte; mon père, je ne l’ai jamais connu. Pendant huit ans j’ai passé mes journées à m’ennuyer dans un hôpital psychiatrique. Quand je suis sorti de cet enfermement il y a quatre ans, j’étais complètement démuni. Et tout ça, à cause d’une poupée. Plus exactement, le diable caché sous l’apparence d’une poupée.

Ceci se produisit lorsque j’avais huit ans. J’habitai en France, à Paris, avec ma mère dans une petite maison près de Montmartre. C’était un hiver pareil à tous les autres. La blancheur de la neige couvrait toutes les rues, et comme Noël arrivait, je jouais dehors à fabriquer des boules de neige. Comme d’habitude, avec ma mère, nous mangions des huîtres, du saumon fumé et encore d’autres plats exquis. Moi, j’étais excité, car j’attendais avec hâte le cadeau que j’avais réclamé depuis quelques mois. Depuis ce moment, le malheur commença, car le diable m’avait choisi.

Le cadeau arriva. Je commençai à déchirer des papiers multicolores avec impatience. La poupée était magnifique avec ses mèches de cheveux dorées et les beaux yeux ronds de couleur brune. En plus, sa voix était fantastique. Je la trouvais très mignonne même si je savais qu’elle n’était qu’un robot. Je jouai avec elle des heures et des heures, sans me rendre compte du temps. Soudain, ma mère vînt m’annoncer qu’il était temps d’aller dormir. Donc je rentrai dans ma chambre avec mon nouveau cadeau, sans oublier de remercier ma mère.

Prenant ma poupée dans les mains, j’avais du mal à fermer les yeux, tellement j’étais excité. Après une demi-heure environ, au moment où j’étais sur le point de m’endormir, j’entendis ma mère entrer et parler haut : « Mon chéri, je t’ai dit de dormir. Pourquoi as-tu allumé la télévision? Tu dois être obéissant pour être un bon garçon, tu sais ? »  Je sentis tout d’un coup un malaise inexprimable, car ce n’était pas moi qui l’avais allumée.

–  Ce n’est pas moi, je te jure, ce n’est pas moi ! Je lui dis, au bord des larmes.

– Ce n’est pas bien de mentir non plus. Bon, ce n’est pas grave, tu dors maintenant d’accord ?

Je fis un son qui voulait dire oui, mais dans mon cœur je cherchais à comprendre ce qui se passait. Avais-je rêvé ? Non, impossible, c’était vraiment le monde réel ici. Alors, pourquoi la télé était-elle allumée ? Je ne l’avais pas touchée aujourd’hui. De nombreuses questions tourbillonnèrent dans ma tête. Soudain, à l’improviste, une frayeur me traversa. Ma poupée, que j’avais encore dans les mains au moment où j’allais au lit, n’y était plus. En me levant un peu pour regarder, je vis, à ma grande surprise, la poupée couchée par terre, à deux mètres du lit. Je voulus me lever pour la chercher, mais malheureusement, le sommeil me gagna, sans que je ne m’en rende compte.

Le lendemain, comme d’habitude, le réveil sonna lorsque je me levai, je ramassai la poupée couchée par terre et la posai soigneusement sur mon lit, sous la couverture qui couvrait la moitié de son corps. Je pris mon petit déjeuner à l’accoutumée, un bol de lait et des biscuits. Ma mère ne semblait pas fâchée contre moi, ce qui me rassura. Après le repas elle me dit tendrement  d’aller à l’école et me souhaita une bonne journée. A l’école je jouai avec mes copains, ce qui me fit presque oublier l’événement de la veille au soir. Tout se passa normalement comme si rien de spécial ne s’était produit…  Ma vie aurait été pareille à tous les autres si ce soir là, je n’aurais pas fait ce rêve qui était le plus étrange au monde. Dans mon imagination, j’étais en train de dormir dans ma chambre quand soudain une petite voix me réveilla. La poupée que ma mère m’avait achetée commença à me parler ! La terreur que j’éprouvais à ce moment là, me glace encore jusqu’aux os. Je me rappelle très nettement ce qu’elle m’avait dit :
« Mon petit garçon, je suis ton adorable poupée qui peut parler et penser comme un humain. L’esprit  d’un homme infortuné est rentré dans mon corps et je suis juste là, juste pour me promener et voir le beau monde, ce que je n’avais pas pu faire lors de mon vivant. Mais je ne te ferai pas de mal sauf si tu racontes notre conversation à ta mère… »

J’eus tellement peur que je voulus crier et hurler très fort pour que ma mère vienne à côté de moi mais la présence de la poupée me dérangeait. Les sensations étaient si vivantes que je me demandai si ce n’était pas la réalité.  Quand je sortis de mon rêve, il faisait déjà jour. Assis sur le lit, je ne savais pas si je devais raconter à ma mère ou non. Après un long moment d’hésitation,  je décidai de la laisser savoir. Je ne voulais pas que la poupée me hante tous les jours. Je voulais m’en débarrasser. Pendant qu’elle était dans ma chambre, j’emmenai ma mère à l’autre bout de la maison pour tout lui raconter. Je fis une grosse erreur. Ma mère me ne crut pas et dit que je racontai une blague. J’insistai mais elle se fâcha: « J’ai acheté cette poupée très chère donc tu dois la garder. Ne raconte plus de choses pareilles et va à l’école. » Sa voix me fit peur et me vexa.

J’étais en permanence inquiet que la poupée m’ait entendu et terrifié en imaginant qu’elle me tuerait si elle m’avait entendu. Ce jour là, j’avais un grand contrôle de maths et j’avais très bien révisé la veille. Mais malgré mes efforts, je ne pus pas me concentrer et le souvenir de cet horrible rêve me donna un frisson. Je ne me souvenais de rien. A la fin, je rendis ma feuille blanche. Une nouvelle angoisse naquit en moi : Je n’avais jamais fait un si mauvais contrôle.

L’école finie, je rentrai à la maison. Je pris courage d’entrer dans la maison mais il n’y avait personne. Je vis un bout de papier écrit par ma mère dans la cuisine, disant qu’elle était au supermarché. Après l’avoir lu, j’allai dans ma chambre et commençai à faire mes devoirs. Une heure plus tard, j’entendis la porte s’ouvrir et ma mère rentrer dans la maison. En me précipitant dans la cuisine pour lui raconter ma journée, je vis ma mère extrêmement en colère.  Des assiettes cassées s’étalaient par terre. Le visage de ma mère exprimait la fureur. « Qu’est ce que tu as fait Henri ? Tu veux détruire toute la maison?  » Elle s’emporta comme jamais auparavant. Mais moi, j’étais encore plus fâché qu’elle. J’étais dans un état de peur, de colère mêlé d’inquiétude. Je ne dis mot, le visage tout rouge et inondé de chaudes larmes, et rentrai directement dans ma chambre, sans m’occuper de la maudite poupée qui était assise dans le salon. Je boudai longtemps et je ne vins pas diner. Jamais je n’avais éprouvé des sentiments aussi forts. Dans ma tête, je n’avais qu’un souhait, c’était que la poupée disparaisse pour toujours et que la vie redevienne normale comme auparavant.

Le lendemain matin, c’est-à-dire trois jours après que je reçus le cadeau ensorcelé, je dus assister à un autre argument de la part de ma mère. Il n’était pas moins brutal et tendu que celui d’hier. Le salon était tout désordonné, des liasses de billets de banque étaient étalées partout sur le sol, à côté de nombreux bijoux précieux appartenant à ma mère. Et encore une fois, je fus reproché de cette grosse bêtise que je n’avais pas commise. Je sortis de la maison, furieux de ce qui s’était passé.

A peine sorti de la maison, je m’aperçus que quelque chose me gênait dans la poche droite de mon pantalon. Une boite saillait à travers mon jeans et m’empêchait de marcher. Dans ma mauvaise humeur, je la sortis brusquement de ma poche et la lançai de toutes mes forces sur le sol. La boîte s’ouvrit et des allumettes en jaillirent. Au moment même, une idée la plus insensée du monde me passa par la tête. Je brûlerai ma poupée! Un incendie et tout se transformerait en cendre et poussière. Que de la poussière… Je me mis tout de suite en action. En vérifiant que personne ne me voyait, je me dirigeai vers la fenêtre de ma chambre, où la poupée se trouvait. Quelle chance! Elle était ouverte. J’allumai une allumette et, d’un coup, je la lançai par la fenêtre. « C’était fini! » Pensai-je. « Ce soir quand je rentrerai de l’école, tout redeviendra normal… J’achèterai même un gâteau pour maman… » Maman? Le mot me rappela subitement que… ma mère était dans la maison! Quand je me retournai, une scène horrible éblouissait mes yeux. Toute la maison était en feu, une fumée noire et dense montait sans cesse. Non! Je ne voulais pas ce dénouement! Non! Pourquoi  devais-je subir cette fin? Je ne voulais plus vivre. Comment pourrais-je vivre maintenant? J’étais tellement troublé que tout ce que je vis, tout ce que j’entendis se mélangeaient. Je me persuadai que la Mort m’avait emmenée, mais malheureusement, elle ne l’avait pas fait. Je me retrouvai, quand je me réveillai, dans un hôpital. Un grand monsieur me dit que je devais recevoir des soins spéciaux et rester dans un centre de soins assez longtemps. J’étais muet, et restai immobile dans le lit pendant un mois. Un jour, un psychologue me vint parler. Il me dit que personne, sauf la police, ne savait que j’avais tué ma mère et qu’elle avait été enterrée.  Les policiers ont trouvé la boite d’allumette dans ma poche. Depuis, je suis en permanence en état de folie, car je me reproche d’avoir halluciné à propos de la poupée. Cependant, je me convaincs que le Diable m’a jeté un sort, et que la mort de ma mère n’était pas ma faute. Pendant 8 ans, je n’ai fait que pleurer. Pleurer mon destin.

La Doublure – Kevin Burtin & Margot Tran Thanh

Maintenant, j’ai 51 ans et je suis en prison. Vous vous demandez pourquoi ? Je vais vous raconter mon histoire.

 Le cauchemar commença à partir de mon 18ème anniversaire. J’étais accepté dans l’école des arts à New York  où j’ai passé mon baccalauréat. Pendant toute ma dernière journée chez moi avant de voyager en Amérique, je me préparai pour le voyage. Puis j’invitai des amis pour fêter mon 18ème anniversaire. Cette soirée a duré toute la nuit jusqu’à 3h30. Tout cela semblait normal et rien d’anormal ne passa.

 Le lendemain, j’allai avec la camionnette de mon père jusqu’à l’aéroport Charles De Gaulle. Mais le trajet prit une éternité à cause des embouteillages. Enfin, nous arrivâmes à l’aéroport épuisés. Je déchargeai les bagages et je me mis à courir à toutes jambes vers l’avion. Au moment du décollage, je pris une bouffée d’air et quand l’avion fut dans l’air je regardai pour la dernière cette ville qui était désormais un souvenir. La nuit tomba et je commençai à m’endormir. Juste quand je pensai que le voyage sera paisible et lisse, j’entendis quelqu’un m’appeler : « Julien ». Je me réveillai pour voir qui avait prononcé ce nom. Mais tout le monde dormait. Alors comme eux, j’essayai de me rendormir. Encore une fois, la même voix prononça le nom de Julien. Je réalisai que c’était dans mon rêve.

Le jour suivant, j’arrivai à New York. Je me dirigeai vers l’école des arts pour m’y inscrire. L’école était immense, plus grande que ne je l’avais imaginé. Les gens disaient que c’était l’une des écoles les plus sécurisées au monde. J’étais si impatient de voir ma chambre que dès que j’eus fini de m’inscrire, je demandai la clef de ma chambre et j’avançai vers mon dortoir. Elle n’était ni trop grande ni trop petite, assez pour deux personnes. Quand je me retournai, j’aperçus une autre personne. Il me demanda :

– « Que faites-vous là ?

– Je m’installe dans ma chambre, répondis-je, et vous, que faites vous là ?

– Je visite ma chambre qui est juste derrière toi.

– Voulez-vous dire que vous êtes mon colocataire ? Très bien, comment vous appelez-vous ?

–  Bob, enchanté. »

Nous discutâmes une bonne partie de la nuit. Un peu plus tard, nous étions tellement fatigués que nous allâmes nous coucher.

Le jour se leva et je me réveillai à côté d’un pilier de l’entrée de l’école. J’étais surpris de ne me pas retrouver dans le lit de ma chambre. Je me demandai :

-Est-ce une blague ou suis-je devenu somnambule ?

Mais je laissai de côté cette étrangeté et commençai à retourner vers mon dortoir. En allant en direction du couloir  de l’école, je remarquai une personne vers les escaliers. J’allai vers lui mais lorsque je l’observai, je découvris que l’élève était mort. Je regardai autour de moi pour voir s’il y avait quelqu’un mais il n’y avait personne. Rempli de terreur, je cherchai sa plaque signalétique. Enfin je la trouvai, cette personne s’appelait Julien, comme le nom dans mon rêve.

Une heure passa après la mort de l’élève Julien. L’ambulance arriva et apporta le corps à l’hôpital alors que la police inspectait toute l’école pour trouver l’assassin. Les policiers ensuite présuma qu’il avait déjà fuit l’établissement. Ils partirent mais laissèrent des gardes pour surveiller la grande école. Choqué, je revins dans ma chambre pour me préparer pour mes premiers cours de la matinée. Cependant, je commençai à me questionner sur ce qui s’était passé hier soir et comment je m’étais réveillé à l’entrée de l’école :

– Je n’ai été jamais somnambule de ma vie. Est-ce les élèves ? M’ont-ils fait une farce en me plaçant à l’entrée. Et…

– K….! m’interrompit il, Où étais tu  hier soir ? Je t’ai vu partir vers 3 heures du matin !

– Pardon ?

– JE T’AI VU SORTIR DE LA CHAMBRE A MI NUIT !

– Je ne me rappelle pas de cela, t’as du rêver là.

– Non ! Je te jure, je t’ai dis que…

– Bon écoute, lui coupai-je la parole, je dois aller en classe, il ne faut pas que je sois en retard pour mon premier cours dans.

Je pris mon cartable rempli de manuels et de livres et je sortis de ma chambre en courant.

 Trois jours passèrent après la mort de Julien et trois autres morts se produisirent. Leurs noms apparaissaient devant moi et disparaissaient dès que je clignotai mes yeux. Chaque jour qui passait, de plus en plus de gardes vinrent et l’école devenait de plus en plus comme une prison pour les élèves et un terrain de chasse pour cet assassin. Les rumeurs de ces meurtres causèrent une panique intense. Des élèves quittèrent l’école horrifiés par l’assassin réduisant d’un quart la population de l’établissement. Quelques des gardes fuirent leur poste terrifié avec l’infiltration de l’assassin inconnu et le sang des victimes hantaient le concierge. J’avais peur, très peur. Je me demandai quand serai mon tour de mourir. Tous ces meurtres étaient produits dans le même style d’assassinat (implantation d’une arme dans le cœur du meurtri) donc la police en conclut que c’était le même assassin qui avait tué ces victimes. Pendant ces jours là, je me réveillai hors de ma chambre mais toujours dans un lieu différent. Ce qui était d’abord une coïncidence était devenu un doute sur laquelle je me demandai s’il n’avait pas un lien entre ces meurtres et mon somnambulisme. Pour vérifier cette hypothèse, j’organisai un plan.

 Quelques heures plus tard, le soir tomba. Il était onze heures et demie. Je m’installai sur mon lit pendant que mon colocataire préparait une chaise pour s’assoir dessus et me surveiller toute la nuit. Puis dès qu’on fut prêt, on éteignit les lumières, je m’endormis, il alluma sa petite lampe et ouvrit son livre. Le lendemain, je me réveillai encore une fois hors de ma chambre mais cette fois c’était sur le toit de l’école.  J’étais pétrifié comme si mon corps ne réagissait plus parce que, malheureusement, j’étais acrophobe. Mon visage blêmissait, mes jambes ne fonctionnaient plus et je tombai. Je me dirigeai vers l’échelle situé sur le mur de l’école .J’essayai de descendre de l’établissement mais quand je regardai le sol, recouvert de sang, je vis le nom de mon colocataire. Effrayé et épouvanté, j’étais sur le point de m’évanouir mais je restai fort. La curiosité prit le dessus, je ne pu contrôler mon corps, il commença à réagir tout seul et je descendis à une vitesse incroyable. Je courus comme si je courais pour ma vie pour chercher  mon ami. Enfin je le trouvai, mais malheureusement, comme les autres il n’était non seulement percé dans le cœur et battu mais aussi pendu à un arbre de la cour.

 Pendant les quelques jours qui suivirent il continua à se produire beaucoup de choses étranges. Mais un jour la police entra dans l’école et y installa des caméras de surveillances. Dans la semaine qui suivit aucun meurtre ne se produit et je pensai donc que tout allait renter dans l’ordre mais malheureusement après cette semaine les meurtres recommencèrent.

 Quelques jours après ces meurtres la police revint à l’école et ils m’emmenèrent au commissariat de police. Je ne compris pas pourquoi, je n’avais fait rien de mal après tout. Puis une fois arrivé là bas ils commencèrent à m’interroger :

– « Que faisiez-vous les nuits des meurtres ? » me demanda un officier de police.

– « Je dormais dans ma chambre et pour votre information je n’ai rien à faire dans cette histoire je ne sais même pas pourquoi je suis ici. » lui répondis-je d’un air sur de moi.

– « Savez-vous que le mensonge ne résoudra rien et que si vous ne voulez pas nous dire la vérité nous avons des preuves contre vous. » me répondit l’officier de police.

– « Je ne vous crois pas, montrez les moi ! » lui répondis-je d’un air effrayé.

 Ils partirent chercher la cassette qui était l’enregistrement des caméras de surveillances ainsi qu’une télévision pour pouvoir me monter la vidéo.

En voyant cette vidéo je pris peur, il me paraissait impossible que je pu faire une chose pareille. J’étais horrifié, tout ce sang et ces gens morts, je ne pu rester une minute de plus face à cette vidéo.

– « Maintenant vous rappelez-vous ? » me cria l’officier de police.

– « Je…je… » Lui répondis-je en bégayant.

– «Il ne serre a rien ne faites pas l’innocent » me répondît-il.

J’étais tellement choqué que je m’évanouis. Pendant ce  temps ils me placèrent en cellule.

Lorsque je me réveillai ils me placèrent sous surveillance dans la prison la plus sécurisée  de New York.

Et même aujourd’hui je ne sais toujours pas ce qu’il s’est réellement passé dans cette université.